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vendredi 1 février 2008

San Pedro d'Atacama (12-16 janvier 2008)

Situé non loin de la frontière bolivienne, San Pedro de Atacama est notre dernière étape chilienne.

Perdu dans le désert d'Atacama, et bien situé par rapport aux différentes curieusités naturelles dont regorge la région, San Pedro est un superbe petit village dont les rues et les maisons sont faites de terre. Du village, on peut voir un volcan enneigé et les roches jaunes-oranges des montagnes les plus proches. Au coucher du soleil, l'atmosphère y est très spéciale : tout devient orangé-rosâtre...

Cependant, le hameau est extrêmement touristique. Ce sont les géologues et les archéologues qui ont ouvert la voie aux touristes. Aujourd'hui, seuls les Chiliens vivants du tourisme sont restés au village qui est désormais plein de bars, de restos, d'agences de tourismes et d'hostels... Ici, on entend parler anglais et francais... San Pedro n'a rien à voir avec le reste du Chili... Les nombreux touristes qui ne font que passer à San Pedro, quand ils viennent au Chili, croient découvrir le vrai Chili, et trouvent le village "typique"... Mais, ici, à San Pedro de Acatama, où l'on peut acheter à prix d'or des souvenirs boliviens et péruviens, on est plutôt dans l'antichambre, très commerciale, de la Bolivie !!!


Petite digression historique... Pour nos potes historiens... et les autres : L'histoire tragique de la Bolivie, qui est un pays [il serait plus exact de parler de région] qui a toujours été meurtri et baffoué par les aspirations capitalistes coloniales [dans le passé avec l'empire espagnol] et néocoloniales [jusqu'aujourd'hui avec les entreprises anglo-saxonnes pour la plupart, mais aussi européennes], et également par le nationalisme de ses voisins, est malheureusement et trop souvent mal connue...

Rappelons seulement que ce pays, grand comme la France continentale et l'Espagne réunies, a perdu la moitié de son territoire depuis son indépendance (1825) !!! Le contexte dans lequel ces territoires ont été perdus est révélateur... La Bolivie n'est pas un pays "sous développé"... heu... pardon... un pays "en voie de développement" pour rien !!!

- 1876-1883 : Pour continuer à exploiter les richesses (salpêtre, cuivre et nitrate) du littoral bolivien, l'Angleterre encourage les visées expansionnistes du Chili au nord de son territoire. Cette guerre, appellée "Guerre du Pacifique" prive la Bolivie d'un de ses départements, celui d'Antofagasta (où se situe San Pedro et le désert d'Atacama), et donc de toute sa côte pacifique !!! Aujoud'hui encore, les Boliviens déplorent leur enclavement...

- 1901 : Guerre de l'Acre avec le Brésil... À l'origine, une société anglo-saxonne louche sur le contrôle de l'exploitation du caoutchouc... Au nord, dans la région amazonienne, la Bolivie perd encore une grande partie de son territoire !!!

- 1932-1935 : Guerre du Chaco avec le Paraguay. Les deux pays veulent alors contrôler la région du Chaco Boréal dans laquelle on aurait trouvé du pétrole (ce qui était faux). La Bolivie a été soutenue par des compagnies pétrolières américaines et le Paraguay par des compagnies pétrolières britanniques. Pour un pétrole qui n'existe pas, et poussée par les manoeuvres des puissances capitalistes occidentales, la Bolivie perd à nouveau un énorme morceau de territoire !!!

Ce ne sont que de brèves, imprésices et subjectives illustrations de l'histoire géopolitique de cette maudite Bolivie... Juste, nous espérons, une invitation à vouloir en savoir plus !!!



Lundi 14 janvier : visite des geysers de Tatio. Ces geysers se trouvent sur la Cordillère des Andes sur l’Altiplano à 4200 m d’altitude. Avec près de 80 geysers actifs, El Tatio est le plus grand site du genre dans l'hémisphère sud.

Au pied de volcans enneigés, les irruptions d'eau et de vapeur sont vraiment impressionantes !!!

Autour des bouches des geysers et des marres d'eau chaude, c'est superbe ! Il y a du rouge, du rose, de l'orange, du jaune bleu et du vert... C'est l'activité des archéobactéries qui s'offre à nos yeux. Ces couleurs et cette activité bactérienne nous rapellent que ce sont ce genre de bactéries, résitentes à l'eau très chaude et au manque d'oxygène, qui sont surement à l'origine de la vie sur terre !!!


La vallée de la mort... Relief surprenant... Un des endroit les plus arides du monde !

Au loin, le salar d'Atacama...












La vallée de la Lune... Relief tout aussi surprenant et recouvert de sel...
















Dans ces environnements superbes, certains disent "extraterrestres", les couchers de soleil ne se commentent pas...

dimanche 13 janvier 2008

La photo bonus pour Pierre P.




Hé oui!!! Il est également connu ici pour ses frasques nocturnes, bibitives et bien sûr scandaleuses.

Sur la route de Calama



Un nouveau jour, une nouvelle route et bien sûr un nouveau camion...














A force de fréquenter le monde impitoyable des chauffeurs routiers, on en attrape les manies...


















Ici, plus au nord du pays, nous traversons les territoires gagnés sur la Bolivie par le Chili durant la Guerre du Pacifique. Ce conflit, qui opposa le Chili à la coalition Bolivie/Pérou et qui se déroula entre 1879 et 1884, priva la Bolivie de son accés à l'océan.










Aujourd'hui (le 11 janvier), nous avons avaler 615 Km, autant dire que nous avons eu largement le temps d'admirer et de nous imprégner des paysages que nous traversons.

Chañaral... une ville fantôme































Ici, les seuls êtres humains rencontrés en deux jours.

































On the road again...


Notre budget ne pouvant supporter le coût assez honereux des transports chiliens et notre envie de voyager autrement nous ont poussé à faire du stop...

Ce moyen de découvrir du pays et de rencontrer des gens est à recommander, nous passons des journées extras !!!








Jorge, un camionneur chilien, nous invite à monter dans son véhicule... Nous ferons 500 Km avec lui, longeant les cótes vierges du Pacifique, traversant des déserts splendides, et s'arrétant ça et là pour d'improbables rencontres...
























En plein désert, nous nous arrêtons chez un veil homme solitaire. Il vit au milieu de rien, nous lui laissons un peu d'essence... Lui, nous offre de délicieuse olives !!!











Jorge est vraiment sympa. Avec les heures qui passent, nous avons quand même passé la journée ensemble, il commence à se confier. Il nous explique que le Chili a beau afficher sa réussite économique, beaucoup trop de Chiliens n'en profitent pas... Par exemple, pour s'en sortir, certains camionneurs revendent une petite partie de leur essence ou de leur cargaison. C'est la débrouille !!!

samedi 12 janvier 2008

La tête dans les étoiles à Vicuña


Le petit hameau de Vicuña, situé à mi-chemin entre le Pacifique et la frontière argentino-chilienne, à la hauteur de La Serena, est très charmant.

Le ciel qui y est limpide et les hauts sommets qui l'entourent constituent un environnement idéal pour observer les étoiles. C'est pour cette raison que de nombreux observatoires astronomiques ont investi les sommets de la région. C'est d'ailleurs l'objet de notre détour par Vicuña.


Si l'excurion nocturne à l'observatoire de Mamalluca nous a beaucoup appris et impressionné, Vicuña en elle-même nous a plu.

Cependant, comme un peu partout au Chili, il manquait un peu de vie...
















En remontant le Chili...

Quand on observe le Chili sur une carte du monde, c'est grand ! Mais ce n'est que quand on y est, que l'on prend la route et que l'on remonte le pays, qu'on s'en rend vraiment compte !!!

Un vieux sage a dit un jour : C'est loin... mais c'est beau...

Ici, la petite station balnéaire de Los Vilos.






Là, la très belle ville à l'architecture coloniale trés bien conservée de La Serena.




























Et plus à l'intérieur des terres, la vallée de l'Elqui avec son lac, ses montagnes et ses vignes...


















Un nouvel an... différent !!!


Petit apéro dans l'hospedaje d'Hilda et Juan avec notre compagnon de voyage depuis Santiago, le célèbre Brésilien Rogerio.

Ici, impossible de faire 5 métres sans qu'un Chilien ne l'interpelle pour lui demander d'où il vient, lui serrer la main ou le complimenter sur sa tignasse... C'est à croire qu'il n'ont jamais vu un noir... C'est vrai qu'ici, nous ne croisons pas beaucoup d'étrangers.

Après une pizza, un superbe feu d'artifice (réputé dans tout le pays... et à raison) et le partage d'une bouteille de mousseux sur le coup de minuit, ce chaud lapin de Brésilien s'en est allé au bras d'une nouvelle conquête faire la fête de son côté...



Sur la place centrale, la fête battait son plein. Curieusement, tout le monde était déguisé, on se serait cru au carnaval.

Tout le monde dehors, entrain de danser dans les rues et de boire un coup, enivré par la bière et la chaleur nocturne, il y avait comme une odeur de 15 août dans l'air...








Cette ambiance est propice aux rencontres...













Nous vous souhaitons une excellente année 2008 : des mariages, des voyages, des bébés, la santé, de l'amité et tout ce qui vous fera plaisir. Bref, que du bonheur...

Et pour ceux qui ne se marient pas cette année ou qui n'attendent pas d'enfant (bande d'hérétiques !!!) nous vous souhaitons quand même du rire et de la joie... Vive la jeunesse, l'insouciance et la liberté !!! Taulez-vous...

Valparaiso



Depuis Mendoza en Argentine, on nous répète que le nouvel an à Valparaiso est à ne pas manquer. Le 30 décembre, nous voici donc à Valparaiso.

Mais Valparaiso, c'est surtout le premier port du Chili, la deuxième ville du pays, et une urbanisation étonnante classée patrimoine de l'Humanité...




Cette urbanisation particulière est partagée entre le bord de mer (la ville moderne et le port) et quelques 46 collines (les quartiers anciens).

Un original moyen d'atteindre les quartiers des hauteurs consiste à emprunter les nombreux ascenseurs qui participent pleinement au mode de vie des habitants.









Les collines sont parsemées de centaines de maisons aux couleurs vives qui font face à l'Océan Pacifique.























Ici, le Pacifique... Malgré le port et sa pollution, nous avons pu observer un phoque qui prenait un bain de soleil sur les rochers, ainsi que de nombreux pélicans et autres oiseaux.





La cuisine d' Enrique



A Santiago, nous avons fait la rencontre d'Enrique, un brésilien de Sao Paulo venu au Chili pour éventuellement y prolonger ses études.

Enrique c'est comme un condensé d'Amérique latine : chaleur, accueil, bonne humeur et bonne bouffe... (Bref, tout l'inverse des Chiliens... Ha qu'on est mauvaises langues !).






Le dernier soir, un deal plutôt sympathique est conclu : c'est nous qui faisons les courses et qui choisissons les produits (fruits, légumes, viandes et vin) et c'est Enrique qui cuisine en laissant parler son imagination. Le résultat est excellent !

Santiago

Première soirée à Santiago et d'entrée de jeu une excellente soirée... Ici la bande de Brésiliens à qui Cora a appri à affoner "à la liégeoise". Ces fêtards ont visiblement très apprécié nos coutumes bibitives.
- A la mano, a la bocca, hasta el culo !!!
- Hasta el culo ???
- Si, el culo del vaso grosse bièsse !!!






Par de nombreux aspects, Santiago ne nous pas beaucoup plu. Apaisés par la montagne, il ne nous fallu pas longtemps pour être gagnés par le stress de cette ville bruyante, polluée et impersonnelle.

De plus, Santiago c'est l'enfer capitaliste !!! La dictature de la société de consommation y règne sans partage. Ici, sur la place centrale, devant une superbe église coloniale, c'est Caca-Cola qui vous souhaite un joyeux Noël avec un énorme sapin dont chaque boule vous rappelle le nom de l'entreprise américaine...

Dans cette ville, sans doute une des plus chère d'Amérique Latine, si vous voulez manger pas cher, vous n'avez le choix qu'entre hamburgers, pizzas, ou completos (hot-dog local) ... Et on s'étonne qu'autant de Chiliens soit si gros !






La capitale chilienne a tout de même conservé quelques remarquables bâtiments anciens qui vallent le détour...


















Mais Santiago, c'est surtout ça !

Une ville moderne, pas très jolie, parsemée d'affreux buildings noyés dans la pollution. Après l'air de la montagne, nous avons du mal à y respirer. Normalement, de Santiago, on voit les Andes, mais l'été, le niveau de pollution est tellement élevé que l'on peut à peine les deviner.





Ici, La Moneda, palais de la présidence. Sa réouverture au public depuis quelques années symbolise le retour de la démocratie et de la transparence du pouvoir au Chili. Bien entendu, impossible de visiter les bureaux de Bachelet, mais nous avons pu déambuler dans les patios intérieurs.

Bienvenidos en Chile (27 décembre 2007)



Après avoir passé la frontière argentino-chilienne par le col Los Libertadores, nom qui nous rappelle que ce fut en son temps la route empruntée par l'armée de libération du Général San Martin, sans transition nous voici dans la descente vertigineuse vers Santiago du Chili.