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vendredi 30 mai 2008

Quand la Casa fait fleurir les campagnes nicas...



Nous avons également eu la chance de faire un petit tour dans les campagnes proches de Somoto.
Don Clemente, enchanté, nous a expliqué comment depuis quelques années, avec l'aide de l'asbl liégeoise la Casa Nicaragua et grâce aux formations dispensées par l'association somotenienne UNIversitad CAMpesina, il cultive fruits et légumes.







Ainsi, aujourd'hui, les paysans de El Zapote ont leurs assiettes pleines de féculents et de vitamines, et s'assurent des rentrées régulières grâce à la production qu'ils écoulent sur les marchés locaux...

Photo bonus pour les HQQ



Le temps passe, les choses changent... et les taulées à l'El Meson c'est fini !!! Le café a périclité après notre départ !!!













Mais bonne nouvelle, le Bambi est toujours ouvert...

Allez bande de petits branleurs... on va manger un gallo pinto à votre santé !!!

La Familia Peralta-Morales



Coraline se réjouissait surtout de revoir sa famille d'adoption au Nicaragua. La famille ne savait pas que nous allions lui rendre visite... la surprise fut donc totale !!!

Dans la famille Peralta-Morales, il y a Victor le Père, Luisa la mère et Escarleth.








Il y a aussi Teresa, une des tantes, la petite Kristhel et l'abuelita, toujours là pour amuser la galerie...

Tous nous ont super bien accueillis et nous ont fait passer une semaine formidable... Un peu d'ambiance et de chaleur familliale, ça fait vraiment du bien...

Chaque jour, ils insistaient pour que nous dinions ou que nous soupions avec eux. Nous avons passé de très agréables après-midi à discuter de tout et de rien dans la cour à l'ombre du manguier...









Et puis comme ils avaient le coeur à la fête... il ont préparé une grande soupe. Mais quand les Peralta-Morales disent qu'ils font une grande soupe ça ne rigole pas... Ils commencent par sortir les morceaux de bois pour le faire le feu au milieu de la cour, et une fois la soupe terminée il y en a pour 15 dans une énorme marmite !!!








Et tout le monde s'y met, même Noé, le cousin.

Cette soupe était incroyable, pleine de viande, de légumes, de fruits et d'épices... C'est sans doute la meilleure soupe que nous ayons jamais gouté (désolé maman Jocelyne...) !!!









Après la soupe des Peralta-Morales, c'est-à-notre tour de concocter une bonne petite soupe de... mojito (rhum, eau gazeuse, menthe, citron et sucre de canne) dont Victor est tant friand depuis la première visite de Coraline et de ses scouts !!!












Kristhel est une petite fille très intelligente et très curieuse qui veut tout savoir sur notre pays.
C'est l'occasion de resortir notre farde de présentation sur la Belgique.











La cuisine de Escarleth est délicieuse. Gallo Pinto, bananes dorées à la poêle, poulet, oeufs et salade citronnée... c'est toujours un régal !















Teresa nous a aussi appri à laver notre linge à la main dans les règles de l'art...



















Escarleth et Cora... comme deux soeurs.


















Victor est un bon vivant qui aime boire un petit coup... et tous les prétextes sont bons.

Victor est un sandiniste qui a combattu durant la révolution... Il parle beaucoup des problèmes auxquelles est confronté son pays. Discuter de politque avec Victor est vraiment enrichissant...






Muchas gracias a toda la familia por todo ! Hasta luego...

Somoto, capital de la amistad



Somoto est une petite ville au nord du Nicaragua, à quelques kilomètres de la frontière hondurienne. Le hameau est tranquille, paisible, il y fait bon vivre, mais il n'y a rien de particulier à y voir ni à y faire...










Cependant, cette ville est très spéciale pour Coraline qui y a passé un mois, il y a trois ans, lors d'un voyage scout, organisé en partenariat avec Odette de l'asbl la Casa Nicaragua (Liège-Pierreuse).








Sans aucun doute, Somoto a bien changé en trois ans. Un peu partout dans le monde, l'argent de l'aide au développement s'évapore sans donner beaucoup de résultats. Somoto, elle, fait partie des exemples à suivre. Ici, les programmes de développement sont consciencieusement mis à l'oeuvre par des structures locales qui prennent leur mission au sérieux. On peut donc en voir rapidement les effets bénéfiques pour la population. Ainsi, Somoto a une nouvelle Alcaldia (maison communale que vous pouvez admirer ci-contre), un nouveau marché couvert, de nouvelles routes, des programmes de sensibilisation à la santé et depuis peu, une petite université (dépendante de l'Université de León), ce qui permet aux jeunes ne pouvant se permettre de suivre des études dans une autre ville, d'accéder à un bon niveau d'études.

Photo bonus pour Malika B.


Une fois de plus, Brian, Dylan et Steven se sont laissés "tenter"... mmmh...

Entre lacs et volcans... Granada et León !



Après avoir remonté tout le Nicaragua jusqu'à Somoto pour revoir les amis que Coraline y a laissé il y a trois ans lors de son premier voyage, nous redescendons plus au sud pour visiter le reste du pays avec José Luis...








Première étape : Granada, sur les bords du lac Nicaragua. Granada est fondée en 1524 par Francisco Hernández de Córdoba. C'est de ce conquistador que la devise nicaraguayenne, le Córdoba, tient son nom.

Après l'indépendance du Nicaragua, la ville devient, en alternance avec León, la capitale du jeune état. Granada est préférée par les gouvernements conservateurs, tandis que les libéraux préfèrent León. Pour mettre fin à ces querelles politiques, Managua est finalement choisie comme capitale en 1858.




Granada, c'est la troisième ville du pays. C'est également la ville coloniale nicaraguayenne qui a le mieux préservé son architecture historique.

Ici, la Cathédrale.










Deuxiéme étape, le parc national du volcan Masaya qui consiste en réalité en une paire de volcans (et 5 cratères) : le Masaya et le Nindiri. Ici, vous pouvez voir le volcan Masaya à l'arrière plan et, en avant plan, une coulée de lave refroidie datant d'une éruption du XVIIIème siècle...









Le Nicaragua est traversé du sud au nord par une cordillère de volcans. Certains d'entre eux sont toujours actifs...

Tout à côté du cratère du volcan Masaya, le cratère Santiago est particuliérement impresionnant puisqu'il laisse constamment s'échapper une épaisse fumée qui sent le soufre et qui pique les yeux...





Troisième étape, les Isletas de Granada sur le lac Nicaragua. Les isletas sont un ensemble d'un peu plus de 350 petites îles qui forment des canaux. Elles ont été formées il y a environ 10 000 ans suite à l'éruption du volcan Mombacho qui donime le lac et Granada. Elles sont recouvertes d’une épaisse végétation qui sert de refuge aux oiseaux et aux fleurs. Traditionnellement, elles étaient habitées par des pêcheurs. Aujourd'hui, nombre de riches privés y ont bâti une villa.






Pour la plus grande joie de Coraline, un singe araignée appelé également muriqui (son totem scout) nous fait coucou...












Dernière étape, León. La première ville de León au Nicaragua est fondée en 1523, également par Francisco Hernández de Córdoba, à une trentaine de kilomètres à l'est du site actuel. Mais cette vieille León a souffert, à plusieurs reprises, des éruptions du volcan Momotombo. Elle est alors transférée sur son site actuel après 1610.






À León comme à Granada, les rues sont colorées et animées. On se sent vraiment en Amérique Latine...

Et puis bien sur à León aussi il y a des monuments bien préservés.

jeudi 29 mai 2008

Le Nicaragua, c'est aussi...



... le gallo pinto. Ce plat traditionnel nicaraguayen qui marie dans la poêle riz et frijoles est omniprésent lors des repas. C'est bien simple, il n'y a pas un jour où l'on sait y échapper... Au petit déjeuner, le gallo pinto est servi avec un oeuf, du fromage blanc (le seul que connaissent les Nicas) et des tortillas. Au souper, il est accompagné de bananes frites ou dorées à la poêle, d'un peu de poulet et de tortillas.






... les anciens School Bus américains. Ces bus, caractéristiques des Etats-Unis d'Amérique, nous les avons tous vu un jour dans les séries ou les films américains et presque dans chaque épisode des Simpsons. Et bien une fois devenus trop vieux pour transporter les écoliers nord-américains, ces bus connaissent une seconde vie en Amérique Centrale. Il faut dire qu'il sont terriblement pratiques !!!






Souvent, ces bus circulent au Nicargua dans l'état dans lequel il sont arrivés... Les routes sont pleines de cette flotte de bus tout jaunes...

Mais parfois, il sont repeints et aménagés... Certains deviennent de vraix objets d'art... D'autres arborent des représentations du Che ou de Bob Marley... les deux grands mythes qui traversent toute l'Amérique Latine...




... la révolution sandiniste. C'est certain, en ce qui concerne les manifestations de gauche et les discussions politiques... on est servi en Amérique Latine !!! Ce qui est certain aussi, c'est qu'il n'y a pas besoin d'être de gauche, écolo ou docteur en sciences politiques pour prendre conscience de l'horrible joug que les États-Unis font peser sur le continent depuis trop longtemps... C'est juste une question de bon sens et d'humanité ! Et à ce propos, l´histoire du Nicaragua est une terrible caricature de la dictature féroce, souvent économique et politque, et parfois armée que l'empire nord américain excerce sur les peuples d'Amérique Latine !!!

Nous n'allons pas retracer toute l'histoire mouvementée du Nicaragua, mais sachez seulement que la vie politique et les mentalités dans le Nicaragua d'aujourd'hui sont profondément marquées par une histoire récente mouvementée.


Il y a d'abord la guérilla menée entre 1927 et 1934 par César Augusto Sandino (1895-1934) contre la présence et les intérêts US au Nicaragua. Finalement, lui et ses hommes chasseront les marines américains du pays. Mais Sandino est assassiné en 1934 par la Garde Nationale commandée par le premier des Somoza qui, appuyé par les Etats-Unis et protégeant les intérets de ceux-ci, va soumettre le Nicaragua à sa dynastie pendant plus de 40 ans.

En 1979, le FSLN, c'est-à-dire le Front Sandiniste de Libération Nationale, chassent le dernier Somoza du pouvoir. Le FSLN prend alors la tête d'un pays dont la population souffre énormément et met en oeuvre sa révolution socialiste. Au court des années 80, les Etats-Unis arment la contre révolution. En 1985, les États-Unis instaurent un embargo sur le commerce avec le Nicaragua. Malgré les progrès réalisés dans le domaine de la santé et de l'éducation, la population nicaraguayenne, usée par la guerre civile, donne ses suffrages à la droite pro-américaine en 1990. Il faut dire que les États-Unis avaient promis d'arrêter la guerre et de mettre fin à l'embargo si c'était le cas...

Aujourd'hui, le président de la république, Daniel Ortega, n'est autre qu'un sandiniste qui fut déjà président entre 1985 et 1990 pendant le gouvernement sandiniste. Dernièrement, le Nicaragua s'est donc rapproché des pays socialsites d'Amérique Latine, mais Daniel Ortega, un peu trop amoureux du pouvoir, s'est beaucoup rapproché, quant à lui, des partis de droite et aucun progrès sociaux significatifs ne sont vraiment enregistrés au Nicaragua pour le moment...

Et tandis que les hommes politiques et les oligarques sont corrompus par le pouvoir et l'argent... le peuple nicaraguayen se souvient du courage de Sandino et de ceux qui sont tombés dans les années 70´et 80´pour l'indépendance et la liberté du peuple Nicaraguayen...

Mais liberté et indépendance, c'est pas pour demain... Parce que comme on le dit ici, le capitalisme mondial et la CIA empêchent les peuples de se gouverner...

Photo bonus pour Laura T.


Mino ! Petit souvenir du bon vieux temps où tu savais encore faire la fête... et te cacher derrière des rideaux ;-)
Bon allez, on en boit une à ta santé !

Un grand n'importe quoi : Managua !

Si vous avez l'occasion de voyager au Nicaragua, rien ne sert de passer par sa capitale, Managua. Nous n'avions jamais vu ville aussi consternante... Peut-on même appeler ce carrefour de grandes routes, sans place, ni centre, ni aucun lieu convivial, une ville ?


Située sur les bords du lac qui porte le même nom, sans doute Managua fut-elle... une chose est sûre, Managua n'est plus !

Durant le XXème siècle, Managua était considérée comme une des villes les plus développées d'Amérique Centrale, mais régulièrement frappée par des tremblements de terre, la ville ne s'est jamais vraiment remise de celui qu'elle a connu en décembre 1972. Aujourd'hui, le centre-ville n'est toujours pas entièrement reconstruit, et ses habitants (pas très sympathiques) se sont installés dans la périphérie.

Concernant les nouvelles constructions, comme ici la Cathédrale (cerclée de voies rapides)... No comment ! Il paraît que les goûts et les couleurs, ca ne se discute pas !

Le Nica est paralysé...

Durant 12 jours, une grève menée par les entreprises de transport, c'est-à-dire bus urbains et interurbains, taxis et camions a paralysé le pays tout entier.

Comme partout ailleurs en ce moment, l'augmentation du coût de la vie est un vrai problème au Nicaragua. Le pays est pauvre et beaucoup de familles ne savent plus faire face à la flambée des prix.

Mais en ce qui concerne plus spécialement cette grève, ses protagonistes demandaient des subventions au gouvernement afin de faire face à l’augmentation du prix des combustibles. Cette grève a rapidement pris une ampleur nationale avec son lot de manifestations et blocages, quelques fois violents, sur les routes nicaraguayennes. Finalement, le 16 mai, le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a annoncé une baisse du prix de l'essence pour les entreprises de transports. Les bus et les camions ont donc rapidement repris la route.

Cependant, le problème reste entier au Nicaragua où aucun plan à long terme n'est prévu pour diversifier les sources d'énergie et les types de transport. En outre, à l'heure où les compagnies pétrolières enregistrent des gains recorts, certaines voix s'élèvent pour souligner le caractère aberrant d'une décision qui prévoit que ce soit l'État qui doive subsidier une baisse du coût du carburant au seul profit des entreprises privées de transport alors que rien n'est fait pour assurer le droit à la mobilité dont devraient jouir tous les Nicaraguayens...

Pour nous, ce fût l'occasion de faire la connaissance d'autres auto-sptoppeurs dans les bennes des Jeeps qui nous prenaient en stop !!!
Nous avons remonté tout le Nica les cheveux au vent...

mercredi 28 mai 2008

Isla de Ometepe (7 mai - 11 mai)

Le Nicaragua est connu pour être le pays des lacs et des volcans. Rien de tel donc qu'un petit séjour sur l'île d'Ometepe pour bien s'en rendre compte...

L'île d'Ometepe est la plus grande île du lac Nicaragua. Le lac Nicaragua (8 246 km2) est le plus grand lac d'Amérique Centrale et est à peine plus petit que le lac Titicaca (8562 Km2).

Situé à quelques kilomètres de l'océan Pacifique, le lac Nicaragua est relié à la mer des Caraïbes par le río San Juan. Cette configuration géographique privilégiée au coeur de l'Amérique Centrale fît du Nicaragua un important carrefour et plusieurs projets visant à y aménager un canal interocéanique y ont été envisagés. Bien entendu les USA ont tout fait pour empêcher une éventuelle concurrence à leur canal du Panama. Et si un jour un canal devait être persé au Nicaragua, les USA se sont déjà arrangés pour le contrôler !




L'île d'Ometepe est une île formée par deux volcans : le volcan de Concepción (1610 mètres) et celui de Maderas (1394 mètres).

Seul le volcan de Concepción est toujours plus ou moins en activité. Dans le cratère du volcan Maderas une jolie lagune offre ses eaux aux rayons du soleil.






L'île d'Ometepe, c'est un vrai petit paradis perdu... Les gens y sont très sympathiques, les villages paisibles, les chemins tranquilles et le temps semble y couler plus lentement que partout ailleurs... Ometepe oublie le monde, le monde oublie Ometepe...

Ometepe, c'est surtout une nature superbe, une faune et une flore très riches et des paysages hors du commun...

Un troupeau de vaches qui suit son chemin...





Un arbre comme mort qui porte des fruits bien verts... Il y a comme un air de Magritte...













Des pétroglyphes comme tombés du ciel en pleine forêt... Autant de témoignages mystérieux venus d'un autre âge...










Et puis, bien sûr, ces fameux volcans qui dominent toute l'île...

Nous avons choisi de monter au sommet du plus petit... Environs 1400 mètres d'altitude tout de même... C'est-à-dire 4 heures et demie rien que pour le grimper !

Notre guide fait partie d'une coopérative, la Finca Magdalena, qui travaille la terre au profit des paysans et qui, pour mieux vivre et se diversifier, développe un écotourisme responsable et durable...





Le début de l'ascension est plutôt tranquille... Nous pouvons facilement admirer des oiseaux de toutes sortes, de grands papillons bleux et des singes qui déjeunent dans les arbres...

Notre guide, Élio, nous montre et nous explique.















Mais ca se corse très vite ! Plus nous grimpons, plus la végétation est dense et plus le chemin (si l'on peut dire) est pentu et glissant.

Mais la forêt tropicale humide qui couvre les hauteurs du volcan vaut vraiment la peine...














Il paraît qu'il faut faire attention aux serpents venimeux ?!!! C'est le genre de conseil que nous trouvons toujours marrant... Elio a une machette... nous, nous n'avons que nos jambes pour courir vite ! Ha, oui... C'est vrai ! En face d'un serpent faut pas bouger !!! Elle est bien bonne aussi celle-là !
















Après une journée d'efforts sur ses pentes, le volcan, aidé du soleil et des nuages, nous offre encore un splendide paysage...

dimanche 25 mai 2008

Bienvenidos en Nicaragua (6 mai 2008)

Après un très, très, très court séjour au Costa Rica... nous voici au Nicaragua !

Le Nicaragua est le plus grand état d'Amérique Centrale si l'on considère la définition de celle-ci excluant le Mexique. Le Nicaragua est 4 fois plus étendu que la Belgique et 2 fois moins peuplé.

Le drapeau du Nicaragua se confond très facilement avec ceux de la République de Honduras et du Salvador, et dans une moindre mesure avec celui du Guatemala.

Au moment de l'indépendance de la région, en 1821, les nouveaux dirigeants d'Amérique Centrale ont trois options : l'indépendance des différentes provinces qui composaient la Capitainerie Générale de l'Amérique Centrale coloniale, la formation d'un État fédéral sur le modèle des USA ou l'annexion à l'Empire mexicain. En 1823, le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua et le Costa Rica s'unissent au sein d'un seul État : Les Provinces Unies d'Amérique Centrale. Cette fédération dispaîtra en 1839 et d'autres tentatives d'unions infructueuses auront lieu par la suite. Quoiqu'il en soit, quand la Fédération est créée en 1823, elle adopte comme drapeau, une banière à trois bandes horizontales, directement inspirée de celle des Provinces Unies du Río de la Plata (c'est-à-dire de l'Argentine), dont les deux bandes bleues (en haut et en bas) symbolisent les deux océans qui cernent la région, et la bande blanche (au centre) l'Amérique Centrale en Paix.

Après la dislocation de la Fédération, le Nicaragua, le Savador et le Honduras ont chacun conservé ce drapeau. Pour les distinguer, seuls les écussons centraux et les tonalités de bleu diffèrent...

Aujourd'hui, chacun des ses pays revendique son identité "centre américaine" mais, bien que ce serait surement très bénéfique, une unité politique semble difficile et n'est pas à l'ordre du jour. Il existe cependant quelques institutions régionales et si une certaine intégration politique et économique voit le jour, elle se fait petit à petit, sur le modèle de la construction européenne.