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mardi 22 avril 2008

Photo bonus pour Sébastien B.

Au Pérou aussi il y a des chiens méchants !!!
En réalité, ceux-ci, les célèbres chiens sans poils sont affreux mais assez sages... Une loi péruvienne exige d'ailleurs leur présence aux abords des sites archéologiques du Nord du Pérou. Non pas pour la sécurité, mais parce qu'ils sont importants dans la culture et l'histoire de la région.
Nous, nous les avions d'abord pris pour des hyènes...

vendredi 11 avril 2008

Dernière étape au Pérou : Trujillo



Quartième ville du Pérou, Trujillo, sur la côte au nord de Lima, est une ville pleine de couleurs et bien sympathique. Trujillo fut fondée par les Espagnols sur la vallée de Moché, près de Chan Chan, la capitale abandonnée de l'empire Chimu.










A Trujillo, les nombreux monuments et maisons coloniaux ont été très bien conservés. Mais ici l'architecture est vraiment différente de ce que l'on a vu jusqu'à présent.











Et comme partout au Pérou, c'est taxi-folie !!!! Il y a une circulation folle dans les rues de la ville... mais il n'y a presque que des taxis !!!












Derrière nous, la Huaca del sol de la culture Moché qui s'épanouit, dans la région, du IIème au VIIIème siècle après JC.












Ici, dans le Huaca de la luna, un temple politico-religieux des Mochés, une fresque murale représentant le décapiteur... Les Mochés pratiquaient, semble-t-il, des sacrifices humains.











Ici, les ruines de Chan Chan, la capitale de l'empire Chimu. Les Chimus ont régné en maître sur la côte nord du Pérou du Xème siècle aux années 1460-70, moment où ils furent battus par les Incas.












Pour soumettre les Chimus, les Incas auraient privé la capitale de son approvisionnement en eau. Les Chimus détestaient les Incas, c'est pour ça que lors de la conquête espagnole du Pérou, les Chimus ont soutenu les conquistadors... du moins au début !!!













Nous apprécions beaucoup la gastronomie péruvienne. Ici, le ceviche, plat typique de Lima et de la côte. C'est du poisson frais cuit par un jus de citron très épicé...
Il y a aussi les anticutchos, ces délicieuses brochettes de coeur de boeuf que l'on trouve sur des barbecues improvisés au coin des rues, les papas rellenas... succulentes pommes de terre farcies de viande et de légumes, ou encore le rocoto relleno... piment farcis et accompagné le plus souvent d'un gateau de pomme de terre.

vendredi 4 avril 2008

La Santé à Lima...

Le mercredi 26 mars, nous avons été visité le CIDEPSA, une ONG péruvienne soutenue par l'ONG belge Entraide et Fraternité (merci Xavier Jadoul pour ce contact très enrichissant).

Le CIDEPSA, Centro de Investigacion y Desarrollo de Programas de Salud (Centre d'Investigation et de Dévellopement de Progamme de Santé) est une ONG qui défend le droit à la santé pour tous et qui travaille avec les associations des quartiers défavorisés de Lima pour sensibiliser les populations aux problèmes sanitaires.

Au Pérou, et plus particulièrement à Lima, les problèmes de santé liés à la mauvaise qualité de l'eau, au manque d'hygiène et à la mal nutrition sont nombreux. Ces associations doivent se battrent contre l'hépathite, la dengue et le sida, entre autres, avec peu de moyens.

En ce qui concerne le recours aux soins, la discrimination envers les plus pauvres, les femmes ou certaines couleurs de peau constitue également un problème auquel le CIDEPSA tente de remédier grâce la sensibilisation, la mobilisation et le recours juridique.


Ce quartier, Carabayllo, a plus de 20 ans et sa population ne profite toujours pas de l'eau courante... Et c'est loin d'être un des bidons-ville de Lima. Ceux-ci cachés derrière des collines sont de vrais dépotoires totalement oubliés ou ignorés des pouvoirs politiques. Là, la sensibilisation à la propreté et à l'écologie est un autre combat important.


Il y a de l'eau pour les parterres de fleurs des quartiers commerciaux et riches, mais pas pour tous les habitants de Lima !!!



Et quand, le ministère de la santé, pour qui la priorité est la dépression dont sont victimes un peu trop de Péruviens, décide de distribuer du lait aux quartiers les plus pauvres, il n'y a pas d'argent pour payer des fonctionnaires. Ce sont donc des associations de bénévoles qui doivent assurer la logistique. El Vaso de leche, que nous avons visité, est une de ces assocations.


Muchas gracias Félix y Katia por su acogida y los explicaciónes.

Sites : http://www.cidepsa.org/
http://www.entraide.be/

jeudi 3 avril 2008

Lima, capitale du Pérou

Après la verte vallée sacrée des Incas, nous voici de retour sur cette très longue côte désertique qui s'étend de la moitié du Chili au nord du Pérou.

Il faut dire que la géographie du Pérou, troisième plus grand pays d'Amérique du Sud, est extraodinairement variée.

Au sud, il y a l'Altiplano et le lac Titicaca, il y a aussi la région d'Arequipa avec ses volcans et le célèbre canyon de Colca.

Du nord au sud, la cordillère des Andes coupe le pays en deux bassins hydrographiques : à l'ouest le bassin de l'Océan Pacifique, à l'est celui de l'Amazonie qui prend d'ailleurs naissance au Pérou.

A l'ouest, comme nous l'avons dit, il y a l'Océan Pacifique : environs 2400 Km de côte et de richesse maritime. Tout au long de cette côte, il y a un désert de sable dont les paysages font penser à ceux du Sahara.

Au centre donc, de hautes montagnes très vertes et très fertiles et d'autres encore plus hautes qui restent blanches de neige toute l'année.

A l'est et au nord, la Selva, la forêt amazonienne, avec tout ce qu'elle compte de richesses et de merveilles en faune et en flore.

Ainsi, le Pérou est un pays riche en ressources de toutes sortes. Lima, sa capitale se trouve au bord de l'Océan Pacifique, au milieu d'un désert de sable, au pied de la cordillère.



Lima, a été fondée par le conquistador Francisco Pizarro le 18 janvier 1535. Elle devient rapidement le centre du pouvoir espagnol au Pérou.

Depuis les années 1950, l'exode rural et la croissance de la population ont fait exploser les limites de Lima qui est d'ailleurs considérée de nos jours comme la ville la plus étendue sur un désert.

Aujourd'hui Lima compte environs 8 500 000 habitants et 41 districts. Ils y a des quartiers très riches, surtout au sud sur le Pacifique, et il y a aussi des quartiers très pauvres, des bidons-villes en périphérie.



Le centre de Lima où se trouve le pouvoir politique péruvien a progressivement été abandonné par les élites et les plus riches. On y trouve de magnifiques bâtiments de style colonial (voir photo : ministère des affaires étrangères) alternés, dans le désordre, avec des constructions neuves déjà entrain de se délabrer...

Lima c'est très bruyant (un peu comme toute l'Amérique Latine d'ailleurs... Sur ce continent c'est comme si on ne savait pas vivre sans bruit), c'est très pollué et le trafic urbain y est absolument fou. Cette ville n'est franchement pas agréable.

Il parait que ca va mieux, mais il y a encore de gros problèmes de sécurité et de délinquance. Un policier nous a même interdit de visiter un quartier... situé à 200 mètres du Palais du Gouvernement !!!




Ici Plaza San Martin.









A Lima, il faut être prudent tout le temps. Il y a des problèmes de prostitution dans le centre ville et quand on sort le soir, on peut trouver toutes sortes de drogues en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et sans même le vouloir... Si vous allez boire un verre dans la capitale péruvienne, gardez toujours un oeil sur vos verres !



Lima n'est pas non plus une ville spécialement intéressante au point de vue culturel. Il faut dire que la concurrence est rude ici, en Amérique Latine...

La conclusion est souvent la même en ce qui concerne ces megalopoles absurdes : elles ne constituent pas des environnement vraiment épanouissants pour des populations qui dans beaucoup trop de cas, ont déjà perdu leurs repères.

mardi 1 avril 2008

Photo bonus pour Stéphanie G.


Hé !!! On les a retrouvées !!!
Qui ça?
Ben, les cités d'or, ... connard!
.
Haaaaaaa ha ha ha haaaaa... Esteban, Zia, Tao les cités d'oooohoooooorrrrr...

Photos Bonus pour Laurent D.



Voilà comme promis, ton bonnet a vu le Machu Picchu !!! Il continue son petit tour d'Amérique Latine en attendant de retrouver ta bonne tête de vainqueur (paraît que le Standard va être champion ? ).






Nous avons essayer de l'enfiler à un bébé lama mais la sale bête ne s'est pas laissé faire !!!

C'est que les lamas qui ont été amené de l'altiplano au Machu Picchu souffrent beaucoup... Ici, l'herbe est trop tendre et leurs dents se déchaussent... Il n'y en a plus que quelques uns, tous les autres sont déjà morts !!! N'importe quoi pour faire typique et beau sur les photos des touristes !!!

lundi 31 mars 2008

La vallée sacrée des Incas (du 18 au 22 mars)

La vallée sacrée des Incas était formée par le fleuve Urubamba qui unissait le complexe de Pisac à celui d'Ollantaytambo, chemin naturel qui menait au Machu Picchu. Les Incas donnèrent à cette vallée et à ce fleuve un caractère sacré car leurs astronomes et leurs prêtres soutenaient qu'ils constituaient une projection de la Voie Lactée où l'on trouvait les constellations importantes pour les Incas. Ce lieu plein d'une nature exubérante fût donc choisi pour y édifier des constructions militaires et sacrées prestigieuses. L'agriculture en terrasses est caractéristique de ces paysages. À l'époque des Incas, l'agriculture pratiquée dans la vallée avait même une dimension rituelle particulière.

Le plus impressionnant et imposant des sites incas de cette région est sans conteste le célèbre Machu Picchu. Pour s'y rendre il n'y a qu'un seul moyen : le train qui relie le site à Cusco et qui coûte environs 100 dollars US (une fortune en ce qui nous concerne). Ça c'est la version officielle et c'est difficile d'obtenir d'autres informations à Cusco. Mais comme notre bugdet ne nous permet pas cette fantaisie et que de toute façon nous ne voulons pas donner d'argent à une entreprise privée et étrangère de surcroît, nous avons décidé de partir à l'aventure, d'enchaîner les bus locaux et de marcher... et encore marcher.

En effet, le train entre Cusco et le Machu Picchu a été privatisé... Donc non seulement c'est cher, mais en plus toute cette fortune générée par le tourisme ne profite qu'à une poignée de Chiliens à qui appartient l'entreprise !!! Allez expliquer ça aux milliers de crève-la-faim qui hantent les rues de Lima et de toutes les autres villes du Pérou !!!

Le bouquet, c'est que des responsables politique péruviens veulent vendre les espaces allentours des sites incas de la vallée sacrée à des entreprises privées chiliennes. Ceux-ci entendent créer un monopole, profiter pleinement de l'argent que génèrent ces sites en construisant des hôtels haut-standing à deux pas des ruines. Ce serait mauvais pour l'environnement, ça dénaturerait les paysages et ça priverait les populations locales de gains importants, mais c'est la volonté de politiciens qui veulent vendre leur pays pour une poignée de dollars. Alors, les Péruviens qui savent que l'on veut les spoliers manifestent. Et pendant ce temps là, sans expliquer aux touristes pourquoi le peuple bloque les routes, on leurs promet que ça ne va pas durer et qu'il pourront très vite rejoindre Cusco pour aller visiter le Machu Picchu où la petite bouteille d'eau coûte déjà dix fois plus chère que partout ailleurs... Mais on vous promet que si les privatisations se réalisent, ce sera encore pire !!! Vive la corruption...



À quelques kilomètres d'Urubamba, Moray. Ici, nous pouvons observer l'ingénieux système de terrasses incas en amphithéatre. En fait, ce curieux endroit constituait une sorte de laboratoire où les Incas effectuaient des expériences agricoles. Chaque niveau de terrasse aurait son propre microclimat...

Ce jour-là, nous nous sommes perdus toute l'après-midi dans la montagne ! Si un berger péruvien vous dit que c'est juste de l'autre coté de la colline et que vous en avez pour 25 à 30 minutes à tout casser, vous avez plutôt intérêt à avoir bloqué la journée !!!




Nous savons que les Incas étaient petits, mais quand on voit la taille de leurs escaliers... on se dit qu'ils devaient avoir de fameux mollets...
















Quatre heures de marche plus loin, les salines de Maras. En pleine Cordillère des Andes, 4000 bassins collectent le sel de l'eau d'une source qui jaillit un peu plus haut. Les bassins les plus anciens datent d'avant la période inca...











A 32 km au nord de Cusco, le site de Pisac. De l'avis général, c'est le site inca le plus intéressant après le Machu Picchu. Les rivières sauvages, la profondeur de la vallée et les montagnes vertes et couvertes de terrasses mettent parfaitement en valeur ce patrimoine.








Ici, l'Intihuatana à Pisac. Ce nom signifie "endroit où l'on attache le soleil". C'est un centre cérémonial caché par la montagne. Fusion harmonieuse avec la roche, ajustement étonnant des pierres, conservation exceptionnelle et vue imprenable... tout y est.









Descente vertigineuse et en pleine nature pour regagner le village couché dans la vallée. C'est difficile de se faire un chemin, mais c'est tellement beau. Voilà un petit coup de retardataire pour partager ça avec vous...









A 97 km de Cusco, Ollantaytambo. Le site et le village sont vraiment agréables et superbes. Ollantaytambo, c'est une forteresse qui surveillait le chemin du Machu Picchu. Celle-ci avait également été edifiée là, parce qu'ici on se trouve à proximite de la forêt amazonienne que les Incas n'ont jamais vraiment reussi à soumettre.

Ollantaytambo défendait donc l'empire et constituait aussi un poste avancé en cas de négociations entre l'Incas et les dignitaires de l'empire, et les chefs des ethnies belliqueuses de la forêt. Mais Ollantaytambo, c'est surtout la dernière victoire des Incas contre les Espagnols...





Ici, comme dans tous les sites incas que nous avons visités, il y a un calendrier solaire qui indique la saison. Religion du soleil et de la lune et importance de l'agriculture dans la société inca, sont en directe relation avec les connaissances astronomiques très avancées des Incas.

A peu de chose près ils auraient pu donner la météo !!!





Pour aller au Machu Picchu en train, 3 ou 4 heures suffisent. Nous, on a mis deux jours !!! Et il vient un moment où il n'y a plus de bus, plus de route, et où le seul moyen de rejoindre Aguas Calientes, le village qui accueille les touristes en bas du Machu Picchu, est de continuer deux heures et demie à pied en suivant le chemin de fer qui file à travers la végétation luxuriante le long d'un fleuve superbement sauvage...





Seuls au monde avec les palmiers et les oiseaux de toutes les couleurs, nous devons tout de même nous depêcher car la nuit tombe... Nous marcherons d'ailleurs une heure dans le noir... ou presque... Cora avait sa lampe de poche. Si c'est pas marrant comme tout de jouer aux aventuriers !!!







Le saint des saints... le célèbre Machu Picchu ! Nous avons failli ne pas y aller, mais c'eut été une erreur. C'est vraiment un site d'une beauté tout à fait unique. C'est un de ces rares endroits où la magie d'un payage, la splendeur d'une culture et d'une technologie humaine en harmonie avec son environnement, l'incroyable qualité de sa conservation et la beauté d'un témoignage historique, se conjuguent pour nous enivrer complètement.





Si le site est si bien preservé, c'est sans doute parce que les Espagnols n'ont jamais mis la main sur le Machu Picchu. En fait, c'est en 1911 que Bingham, un archéologue américain, découvrit le Machu Picchu alors recouvert de végétation et dont quelques terrasses étaient cultivées par des paysans qui avaient trouvés l'endroit 10 ans plus tôt.

Le Machu Picchu n'a rien perdu de son mystère... On n'en connaît pas grand chose avec certitude. Il semble cependant que ce soit vers 1438, durant le règne de Pachacutec, 9ème Inca de la dynastie et empereur des grandes constructions et de l'expansion territoriale, que la constuction du Machu Picchu ait debuté. Le conquistador espagnol Francisco Pizarro vainquît l'empire de l'Inca en 1532. On pense que le Machu Picchu fût abandonné dans les années qui suivent. Le site ne fut donc habité que durant un peu moins d'un siècle.




Au Machu Picchu aussi il faut beaucoup marcher et beaucoup grimper... Regardez souffir Coraline lors de la montée au sommet du Huayna Picchu...

















Le Huayna Picchu, c'est la grande montagne qui domine le site. La-bas, au centre droit de la photo...

Petite balade dans les environs de Cusco...




À quelques kilomètres de Cusco, dans un environnement tranquille et authentique, des sites incas merveilleusement conservés se confondent avec la nature. Le pique - nique dans le sac, nous voilà donc partis pour une journée de marche et de découverte.














Ici, Tambomachay où se trouve le bain de l'Inca.













Les montagnes sont verdoyantes, mais au loin, des sommets enneigers sont visibles...













Bienvenue chez nous...

Bloquez vos agendas, on pend la crémaillère jeudi en 3.















Ici, juste au dessus de Cusco, le site de Sacsahuamán où se dresse un temple... ou une forteresse... on ne sait pas vraiment. Les Incas ne connaissaient pas l'écriture et finalement nous ne savons pas grand chose avec certitude en ce qui concerne ces sites... Les explications avancées, parfois contradictoires, dépendent donc de théories hypothétiques...

La taille des blocs de pierre et leur ajustement sont étonnants, et l'harmonie de l'édifice avec son environnement simplement magnifique.

dimanche 30 mars 2008

Le nombril du monde...

Située à 3400 mètres d'altitude, Cusco, "le nombril du monde" en langue quechua, est une ville historique incroyable qui compte environ 340.000 habitants.

La beauté de l'environnement naturel faisant écho à celle d'une architecture unique et parfaitement préservée donne à Cusco un cachet exceptionnel. C'est sans aucun doute une des plus belle ville, voire la plus belle, où nous ayons eu la chance de séjourner.




Selon la légende, la ville aurait été fondée au XIeme siècle par l'Inca Manco Capac, fondateur mythique de la civilisation Inca. Avant l'arrivée des Espagnols, la ville, pleine de palais et de temples incas, constituait la capitale d'un empire qui s'étendait alors de la Colombie au Chili. Pillée et détruite par les conquistadores, il ne reste rien de la Cusco inca sinon quelques murs... La Cusco actuelle est la Cusco coloniale, une ville reconstruite par les Espagnols et dévouée au christianisme.





Ceci dit, s'il y a de nombreuses cités historiques en Amérique Latine où l'on peut apprécier une architecture et un art coloniaux volorisés, rares sont les villes qui, comme Cusco, transpirent encore un peu de l'histoire précolombienne...

Cusco est un véritable bijou : la ville est un ensemble harmonieux de palais et d'églises baroques sompteux, de maisons à balcons et de rues typiques. Les matériaux employés sont remarquables, la moindre porte ou le moindre balcon superbement travaillés.

Mais de manière plus intéressante encore, de nombreuses rues et ruelles témoignent encore de la période inca de la cité. Ainsi, de nombreux murs très massifs, qui constituaient autrefois la partie inférieures de bâtiments incas, ont servis de base à la constuction d'édifices coloniaux. Cela donne un cachet très particulier à la ville.





Ici, le couvent Santo Domingo qui a été édifié sur les bases et avec les pierres du Koricancha, le temple du soleil, qui constituait l'édifice religieux le plus important de la Cusco des Incas...









Cusco est exceptionnellement belle et intéressante, nous l'avons dit. Cependant, la ville perd de son charme à cause du... toursime. Non pas qu'il y ait trop de touristes (ce n'est pas la saison), mais parce qu'à Cusco, il y a toujours quelqu'un pour te vendre quelque chose. A tous les instants, sur tous les trottoirs, il y a des rabateurs d'agences de voyage, de restaurants, de magasins d'artisanat... C'est un véritable harcellement, c'est épuisant, nous n'avions encore jamais vu ça !!! Le reste du temps, on nous ment pour mieux nous spolier... Les seuls Péruviens qui sont sincèrement sympathiques sont ceux qui n'ont rien à voir de près ou de loin avec l'industrie touristique... Et c'est rare à Cusco !!!


Hasard du calendrier (le calendrier nous aime bien... et tant mieux !!!), nous passons à Cusco pendant la semaine sainte. Processions magnifiques et festivités religieuses s'y succèdent donc avec toutes la ferveur qui caractérise les peuples d'Amérique Latine.

Dimanche des Rameaux sur la Plaza de Armas. Les habitants de Cusco et de la région, parfois en habits traditionels, descendent dans le centre de la ville pour fêter le Christ.






Il fait beau, il y a beaucoup de monde et de couleurs... C'est magnifique...













Et chacun participe à sa manière et selon ses traditions...

















Le lendemain, c'est la procession annuelle du Señor de los Temblores, un superbe Christ en croix. Toute l'année, ce christ noir repose dans la Cathédrale de Cusco. Mais une fois par an, depuis un tremblement de terre qui frappa Cusco au milieu du 17 siècle, les habitants de la cité le sortent et le promènent toute une après-midi en ville, d'église en église.

Le spectacle est superbe. Depuis les balcons, on jette des pétales de fleurs rouges au passage de la procession. Celle-ci est également musicale et rassemble beaucoup de monde.











La nuit est tombée quand sur la place des Armes, noire de monde et brillante de mille lumières, le Christ s'en va regagner sa demeure.









Juste avant de rentrer dans la Cathédrale, tout s'arrête, les sirènes des voitures de police hurlent et des dizaines de milliers de croyants tendent les bras vers le ciel les mains tournées vers le Christ... De nombreuses vieilles dames pleurent... C'est comme si tout était plus fort ici...

vendredi 14 mars 2008

Arequipa (du 4 au 13 mars)

Arequipa, située à 2300 mètres d'altitude, est notre deuxième escale au Pérou (ha oui au fait... Bienvenue au Pérou !!!). La ville, la deuxième du pays et la plus riche du sud, lèche les pieds de superbes volcans. Le paysage y est à couper le souffle.

Apellée "la ville de l'éternel printemps" grâce à son climat idéal tout au long de l'année, la cité est également connue comme étant "la ville blanche" parce que tout le centre historique est construit en sillar, une pierre volcanique blanchâtre.



Pourvue d'une place centrale verte et conviviale, d'une architecture raffinée et harmonieuse, Arequipa a un charme fou. Au coucher du soleil, elle nous fait même penser à l'Orient...

Arequipa est également animée et dynamique, mais nous la trouvons un peu trop touristique. Contrairement à la Bolivie, au Pérou nous sentons tout de suite que le tourisme est une affaire sérieuse et qu'il est beaucoup plus développé !!! Point positif, ici les gens sont plus ouverts envers les étrangers...





Juste un cliché pour partager un coucher de soleil...














Si vous passez un jour par Arequipa, la visite du monastère de Santa Catalina est à ne surtout pas manquer. Dans la catégorie "monastère", nous n'avions jamais rien vu de pareil. Il parait qu'il s'agit du plus grand au monde. En réalité, c'est véritablement une ville dans la ville...














Dédales de rue aux couleurs bleues et rouges, placettes et fontaines... c'est un authentique havre de paix. Dans le passé (vive la rigueur historique !!! ), les nones, toutes issues de la bonne société espagnole, pouvaient y circuler librement, y possédaient une maison personnelle, ainsi que des servantes, et pouvaient donc y mener une vie on ne peut plus confortable.

Rassurons nos grands-mères (et Gigi), les choses ont bien changé !!!



Si nous avons posé nos sacs à dos durant dix jours à Arequipa, c'est surtout pour y prendre quelques heures d'espagnol. C'est qu'après trois mois de pratique sans jamais personne pour nous corriger, il fallait nettoyer tout ça. Quelques notions de grammaire, ça ne fait pas de mal, et Elvira, notre professeur, se fait un plaisir de tordre le coup à nos mauvaises habitudes. Nous n'avons pris que 12 heures de cours à raison de 2h par jour, mais nous avons quand même beaucoup de devoirs. C'était vraiment chouette de retrouver les bancs d'école, surtout quand les leçons se donnent au grand air, à l'ombre des arbres...


Jeudi 13 mars, des manifestants bloquent quelques artères d'Arequipa. Depuis deux semaines, on parle beaucoup des manifestations de Cusco. Là-bas, on rouspète contre des mesures de privatisation. Ici, des Péruviens dénoncent le coût trop élevé de la vie. Ils réclament des prix plus accéssibles pour l'eau, l'électricité, le pain, et toutes les denrées de première nécéssité.

Arequipa a beau être une ville plus riche, l'inégalité entre pauvres et aisés y reste cruellement frappante.





Cette manifestante exige les places de bus à 0,60 nuevos soles (0,15 €) au lieu des 0,70 nuevos soles (0,17 €) actuellement demandés. Ça peut sembler dérisoire, mais ça peut changer la mobilité des familles les plus pauvres.