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vendredi 18 juillet 2008

Tikal

Dans le nord du Guatémala, au cœur du Péten (la plus grande province du pays), dans le sud de la péninsule du Yucatán, se trouve Tikal, un des principaux sites archéologiques mayas.


Tikal fut l'un des principaux centres culturels de la civilisation Maya. La cité fut bâtie au beau milieu de la jungle à partir du IVème siècle avant J-C. La ville connut son apogée pendant la période Classique Maya, entre les IIIème et IXème siècle après J.C. Vers la fin du siècle suivant, la cité est complètement abandonnée, seuls quelques groupes de paysans viennent encore aux temples pour y prier leurs Dieux.




Le site de Tikal est vraiment exceptionnel, non pas pour ses sculptures et ses statues (de ce point de vue, le site de Copán au Honduras est bien plus intéressant), mais pour l'immensité et la qualité de ses constructions...

Les pyramides à degrés de Tikal sont vraiment impressionnantes d'autant plus qu'elles se trouvent un pleine jungle...







Et il n'est pas temps de perdre son chemin !!! Le site est très grand... Quand vous rater une jonction, vous pouvez vous payez un détour d'une demie-heure, voire d'une heure !!!











Les pyramides mayas telles que l'on se les imagine !!!













Tikal, c'est aussi et surtout un parc naturel protégé bien plus vaste que le site archéologique lui-même... Nous y trouvons donc toutes sortes d'espèces animales et végétales.

D'ailleurs, les singes, en nombre, se baladent dans les arbres au dessus des ruines...

Photo bonus pour B Plus



Même au Guatemala, le Manekenpis se dresse fièrement... pour faire pipi !!!

Finalement quand nous voyons nos responsables politiques de gauche comme de droite, du nord comme du sud du pays, nous nous disons que le plus célèbre des Bruxellois est encore notre meilleur représentant à l'étranger !!!

Allez courage !!! Les résistants n'ont jamais été légion mais ont toujours su pourquoi ils se battaient...

Un río couleur caraïbe...

Le Guatemala est un pays extraordinaire par sa diversité de paysages, mais également par sa diversité culturelle. A l'est du Guatemala, plus rien ne ressemble à ce que nous avions vu jusque là... Il fait très chaud, le climat et la végétation sont tropicaux et il y a de plus en plus de Guatémaltèques d'origine africaine... Nous sentons que nous nous rapprochons des Caraïbes...




Sur le lac de Izabal se dresse la forteresse de San Felipe. Construite en 1652, cette forteresse avait pour mission de défendre la région des incursions des pirates qui venaient des Caraïbes en remontant le Río Dulce...










Entre le lac de Izabal et la mer des Caraïbes, le magnifique Río Dulce s'écoule paisiblement... Les couleurs de l'eau, des arbres et du ciel laissent songeur...

Ici, ce sont de magnifiques oiseaux qui s'offrent à nos yeux...








Plus loin, ce sont des arbres, des fleurs, des lianes et toutes sortes d'arbustes s'enchevêtrant dans un désordre splendide qui nous font rêver...












C'est certain, ces habitants des berges du fleuve n'y sont pas pour grand chose en ce qui concerne le réchauffement de la planète...












Les nénuphars glissent au fil de l'eau...














Sur les bords du fleuve... des murs de vert... Nous avons l'impression de mieux respirer !!!













Et puis enfin, Livingston sur les Caraïbes...

Livingston est un petit village typique de la côte caraïbe de l'Amérique Centrale. Au bord de l'eau, les maisons de bois de toutes les couleurs regardent les bateaux... Comme Bastimentos (Panama), Livingston est habité par une population d'origine africaine qui parle une langue mélangeant l'anglais et l'espagnol...






Les Caraïbes guatémaltèques ont leur charme... mais n'ont absolument rien à voir avec les Caraïbes telles que nous nous les imaginons en Europe !!! Ici, le sable de la plage est noir et seul ceux qui n'ont pas peur de la pollution osent aller se baigner...









Livingston n'est qu'à quelques kilomètres des côtes du Belize, le seul état anglophone d'Amérique centrale...

mercredi 16 juillet 2008

Semuc-Champey


Le mardi 17 juin nous reprenons la route pour aller découvrir encore un peu mieux ces paysages superbes dont regorge le Guatémala...

Après quelques heures de bus, nous sommes presque à Semuc-Champey, dans le centre du Guatemala. Il ne nous reste que quelques kilomètres de petites routes à parcourir... Le voyage est splendide mais il vaut mieux s'accrocher !!!







Les montagnes, la forêt et le rìo constituent un environnement sauvage et très exotique... La région offre des paysages de rêve...












Semuc Champey est un parc naturel et protégé. Au cœur d'une nature luxuriante se trouvent de magnifiques terrasses de calcaire qui constituent autant de piscines naturelles aux eaux turquoises. Ces terrasses constituent en fait une sorte de pont naturel de 300 mètres de long sous lequel passe la majeure partie des eaux du río Cahabòn.

Mais avant de pouvoir profiter de ce spectacle unique dans les meilleures conditions, il nous faut grimper une petite heure durant !!!






Peu importe... Ça vaut vraiment la peine...



















Des couleurs magiques...















Une fois redescendu, nous nous sommes baignés dans tout ce bleu-turquoise...














La nature est vraiment magique...

dimanche 6 juillet 2008

Le voyage est terminé... mais pas le blog

Effectivement, nous sommes bien rentrés sur la terre patrie.

Nos derniers jours à Mexico City ayant été chargés, palpitants, exitants voire même boulversants, nous n'avons pas pris le temps de terminer le blog pour vous conter la fin des aventures guatémaltèques, ainsi que l'épisode mexicain. Pas de panique pour ceux que cela intéresse !!! Ce sera chose faite dans le courant de cette semaine ou de la semaine prochaine au plus tard...

D'ici là, bonne semaine à tous !!!

Cora et Jyves.

dimanche 22 juin 2008

Les biocarburants ne sont pas la solution !!!

Le nouveau mensonge capitaliste à la mode ne concernerait-il pas la solution miracle des biocarburants comme réponse au problème du réchauffement climatique ?

En réalité les problèmes liés à la production et à l'utilisation des agrocarburants sont tellement nombreux et terribles, que cette solution est encore pire que le problème !!!

Pour les communautés paysannes et mayas de la région du lac Atitlàn, la production de biocarburants est un vrai problème. En effet, les grands propriétaires terriens, pour répondre à la demande croissante en biocarburants et gagner beaucoup d'argent, achètent terres et terrains, déboisent, et constituent de grandes fermes qui destinent leurs cultures à l'industrie des biocarburants. Ainsi, les terres privatisées du Guatemala sont cultivées pour remplir les réservoirs des véhicules de ceux qui ont la chance de polluer tout le monde et plus pour remplir les estomacs des communautés locales !

Ainsi, la production de biocarburant plonge encore plus les communautés pauvres du sud dans l'insécurité alimentaire. De plus, les cultures destinées à l'élaboration de biocarburants sont des monocultures intensives et chimiques qui polluent les sols, les nappes fréatiques et appauvrissent les terres.
Enfin, la région du lac Atitlàn est victime d'un déboisement sauvage lié à la recherche de nouveaux espaces pour ce genre de culture. Les biocarburants constituent donc trop souvent un gros problème écologique et sociale qu'il ne faut surtout pas sous-estimer !!!

Mais alors pourquoi le monde économique et politique occidental promeut avec tant d'ardeur cette solution qui n'en est pas une ??? Peut-être parce que cette "solution" arrange tout le monde !!! Elle arrange les grosses entreprises et multinationales puisque les grands constructeurs de véhicules vont pouvoir continuer à vendre et que les entreprises pétrolières préparent déjà depuis longtemps leur reconversion en adaptant leurs structures, en achetant des terres un peu partout et en déboisant les plus belles forêts du monde.
Elle arrange aussi les consommateurs à qui l'on promet ainsi de pouvoir continuer à prendre la voiture pour tout et n'importe quoi tout en ayant bonne conscience !!!

Désolé mais pour l'instant, la meilleur façon de préserver l'espèce humaine et la planète toute entière ça reste toujours la marche à pied, le vélo ou le train...

Non à la propriété privée des ressources naturelles !!!

À Pachitulul, nous avons eu l'occasion de discuter avec quelques-uns des ces pauvres paysans sans terre qui peuplent un monde gouverné par un capitalisme sans état d'âme...

Au Guatemala, la loi prévoit que les terres aux alentours du lac Atitlán appartiennent à l'état. Mais la loi n'est pas respectée et pratiquement toutes les terres appartiennent à de gros propriétaires. Dans la région, 70 % des terres sont aux mains de 7 gros propiétaires !!! En plus, ici à Pachitulul, il y a encore 30 ans, les terres étaient submergées par les eaux du lac et n'appartenaient donc à personne... Quand le lac a reculé, ces terres ont été privatisées. Dernier gros problème, le droit des communautés indigènes sur certaines terres est ignoré... Ici, comme un peu partout dans les pays du sud, nombre de paysans et de communautés toutes entières se retouvent donc sans terre...

À Pachitulul, pour survivre, les paysans louent quelques parcelles de terre au propiétaire des terres. Sur ces terres, le patron fait pousser des avocats destinés à l'exportation... ce qui est déjà un comble dans un pays où tout le monde ne mange pas à sa faim !!! En louant des parcelles aux paysans de ses champs où poussent de tous jeunes avocatiers, le partons gagne encore un peu plus d'argent et s'épargne le coût d'engager des ouvriers pour entretenir ses terres. Les paysans quant à eux cultivent l'espace laissé libre par les avocatiers. Dans deux ou trois ans, les avocatiers seront trop grands, il n'y aura plus moyen pour les paysans de cultiver ces terres... Il y aura donc encore moins de terres disponibles pour les paysans et leurs familles déjà si pauvres...

Ainsi, à Pachitulul, les paysans tentent donc de survivrent en cultivant les terres qu'il reste et qu'ils louent trop cher. Quoiqu'il en soit, peu d'entre eux cultivent assez de terres pour pouvoir manger correctement toute une année durant... et c'est sans compter sur les tempêtes et ouragans qui frappent souvent le pays et qui les laissent sans rien !!!

Ce n'est pas juste une histoire... c'est vraiment terrible !!! N'oublions pas qu'ici, les gens luttent pour manger, pour survivre !!! Pour un des paysans que l'on a rencontré et qui est malade, il est impossible de se soigner !!!


MAIS CE N'EST PAS TOUT !!! Aujourd'hui, le propriétaire des terres a décidé de clôturer sa propriété !!! La clôture n'est-elle pas le plus beau symbole de la propriété privée ? Pour la communauté de Pachitulul, cette clôture se transforme en prison !!! En effet, non seulement la communauté de Pachitulul n'a plus accès "à ses terres", mais en plus elle est en train d'être coupée du monde, complètement isolée par les nouvelles dispositions du propiétaire !!! Celui-ci voudrait-il asphixier la communauté et la contraindre à l'exil ???

Pour que les choses se passent au mieux pour lui, le propriétaire a également acheté le président de l'association qui défend les paysans ! Les paysans n'osent pas changer de président, ni réagir de quelques manières que ce soit... Ils ont peur de perdre l'accès à la terre qu'ils peuvent louer pour deux ans encore, ils ont peur pour leur vie... En effet, dans la région sévit des bandes de "nettoyage sociale", qui sont des bandes de truants masqués et armés, payés par les grands propriétaires pour intimider et parfois même tuer les paysans trop gênants ou ceux qui s'aventurent sur les propriétés privées !!!

Quand on se promène dans les campagnes du Guatémala, l'idée d'armer les paysans est soudainement moins ridicule n'est-ce pas ?! Comme dirait un idéaliste soudainement retombé sur terre : "nous ne sommes pas violents, nous refusons la violence... mais comment faire pour survivre dans un monde violent ???"

Un petit privilège...

En marge de la structure étatique héritée des Espagnols survit certaines autorités indigènes. Nous avons eu le privilège d'être reçus par une alcaldia indigène maya. Ces alcaldias sont comme des conseils communaux indigènes élus par les communautés mayas selon des modalités bien distinctes de celles de la démocratie que nous connaissons. Ce "conseil" maya nous a expliqué qu'il entendait servir sa communauté trop souvent oubliée de l'état, défendre la culture maya et valoriser une manière de s'organiser et de vivre en société différente de celle que promeuvent les valeurs occidentales.
Le problème c'est que les autorités indigènes ne sont pas reconnues par l'état et la municipalité "officielle". De ce fait, ces alcaldias indigènes ne reçoivent aucun soutien économique de l'état, ce qui les rend très faibles !
Quoiqu'il en soit, en ce qui nous concerne, cette visite fut on ne peut plus impressionnante !!!

Guatemala ou GuateMaya ???

Pour la plupart des occidentaux, la culture maya se résume à de superbes ruines datant de l'époque précolombienne, quelques statues, quelques légendes et un mauvais souvenir du cours d'histoire... En réalité, les Mayas, c'est bien plus que ça.

Au Guatémala (comme dans le sud du Mexique) la majorité de la population est toujours maya, parle une des nombreuses langues mayas (parfois même sans parler l'espagnol) et vit selon les valeurs et les traditions mayas. Cela fait 5 siècles que les mayas sont colonisés par la civilisation occidentale et pourtant ces populations ont préservé leur culture.

Ceci dit, chaque jour est une lutte pour les populations mayas qui, bien que vivant sur leurs terres ancêtrales, vivent au sein d'un état qui ne reconnaît que comme seule langue officielle l'espagnol et qui ne reconnaît pas et ne défend pas les valeurs et les traditions mayas... Prisonnier de la démocratie bourgeoise à l'occidentale, dirigée par une caste de descendants d'Européens et de métisses qui le méprisent et victime privilégié du capitalisme mondiale, le peuple maya crève dans le silence et s'accroche comme il peut à ce qui lui tient le plus à coeur : son identité.

Dans les campagnes du Guatemala, au bord du lac Atitlán et dans ces merveilleuses montagnes latino-américaines, là où il fait faim, les Mayas rêvent de justice sociale, de développement SELON LEURS PROPRES VALEURS ou tout simplement de liberté et d'indépendance. Les Mayas rêvent du jour où on leur rendra leur fierté et leur pays. Les Mayas rêvent du jour où le Guatemala pourra s'appeler le Guatemaya...


Grâce à l'amabilité de Danilo et Juan Carlos qui travaillent au SERJUS, nous avons eu la chance, 4 jours durant, de visiter diverses communautés et associations mayas qui travaillent, dans différents domaines, à l'autodéveloppement des populations mayas qui vivent aux alentours du lac Atitlán et de la ville de Chichicastenango.

Le SERJUS (Services Juridiques et Sociaux) est une ong soutenue par l'ong belge Entraide et Fraternité et spécialisée en développement (rural et urbain) et en droits indigènes. Son objectif est de fournir aux associations mayas les éléments techniques, économiques et organisationnels afin qu’elles soient aptes à élaborer et à mettre en pratique leur propre plan de développement, en concertation avec d’autres acteurs locaux.

Par exemple, nous avons eu la chance rencontrer une assocation de femmes de Santiago d'Atitlán qui travaille en ce moment sur un projet de magasin d'artisanat ou s'écoulerait la production des membres de l'association (première photo). Le projet aboutit, c'est encourageant !
Sachez qu'au Guatemala comme ailleurs dans le monde, les touristes achètent bien cher du Made in China qu'on leurs fait passer pour du typiquement locale !!!

Ici, à San Lucas de Toliman, Juan Carlos préside une réunion de préparation d'une rencontre municipale des organisations sociales et communautaires. Dans une vision de développement intégral, l'objectif d'une telle rencontre est bien entendu d'établir une coordination entre les diverses associations d'une région, quelque soit leur domaine d'activité, pour plus de poid et d'éfficacité.




Nous avons aussi rencontrer des associations de jeunes mayas qui s'organisent pour défendre et promouvoir les intérêts de leur communauté.
L'avenir de la culture et des traditions mayas et la lutte pour une société plus équitable passe aussi et surtout par l'éducation et la sensibilisation des jeunes...

Roméo, un jeune guévariste, est convaincu du rôle qu'il a à jouer dans ce combat...








Dans cette optique, le SERJUS organise des cycles de fortmation destinés aux liders de groupes et d'assocations. Ainsi, le SERJUS forme à former, apprend aux jeunes mayas à être fier de leur culture et les sensibilise surtout au fait qu'ils ont le "droit" d'être fier de leur culture !!! Mais dans un pays où le cours d'histoire à l'école se limite à enseigner que le colonisateur espagnol a apporté le "développement" aux populations indigènes du nouveau monde, ce n'est pas chose aisée !!!

Plus particulièrement, l'objectif du SERJUS est de fortifier l'analyse et l'interprétation que font les peuples indigènes de leur réalité pour qu'ils soient plus efficaces dans la lutte pour la reconnaissance de leur souveraineté. Durant ces formations, les participants se familiarisent donc avec des concepts économiques, politiques, historiques et culturels.




Se réapproprier une histoire nationale tragique n'est pas évident. Oser parler de la terre et de la nature selon ses propres valeurs qui sont si loin de celles du néo-libéralisme triomphant ne l'est pas non plus !!!

samedi 21 juin 2008

Photo bonus pour le Hardcore-Folklore...


LOL - BOB - POOOOOOOOOOORC !!!!

Le lac Atitlán...



Au sud-ouest du Guatémala, sur l'Altiplano maya, une étendue d'eau superbe brille comme un miroir au soleil... c'est le lac d'Atitlán !!!

Le lac d'Atitlán se trouve à 1560 mètres d'altitude et est entouré de volcans et de montagnes... Les paysages sont donc superbes, ce lac est d'ailleurs consideré comme l'un des plus beau au monde...






Au sud du Guatémala, il y a des volcans partout et c'est vraiment tres impressionnant ! Parfois, en observant ces cônes gris-noirs comme posés sur l'horizon vous pouvez être temoin de certaines humeurs de ces monstres qui semblaient dormir l'instant d'avant !!! Si Dieu est un fumeur de havane, alors les volcans aussi !!!








Des dizaines de communautés mayas se partagent les rives du lac... Ici, paisiblement, les femmes lavent leur linge...












Les pluies abondantes qui sont tombées sur le pays durant les deux dernières semaines alimentent de jolies cascades pour notre plus grand plaisir. Le lac Atitlán, c'est une de ces perles dont la nature a la secret... dommage que les activités humaines soient en train de le poluer trop sérieusement !!!

Le Guatémala, c'est aussi...

... des marchés de fruits et légumes plein de couleurs et de parfums...
Le marché maya de Chichicastenango est sans doute le beau marché que nous ayons arpenté durant notre traversée du continent !!!


... des habits traditionnels hauts en couleurs. Très féminines, chaque coupe et couleur, différentes d'un village à l'autre, permettent d'identifier la communauté à laquelle l'individu appartient.

Sachez également que les hommes ne sont pas en reste : pantacourts finement brodés quelques fois surmontés d'une espèce de jupe, petits gilets et sombreros constituent la toilette masculine traditionnelle.




... le marimba : l'instrument national guatémaltèque. Cet instrument de la famille des xylophones est intéressant parce qu'il témoigne des différentes influences qui ont façonné la culture guatémaltèque...










... un christianisme métissé. Dans cette église, la messe se donne dans une des 21 langues mayas que compte le pays !!!

















... des cimetières colorés...














... des tortillas à tous les coins de rues... Rien à voir avec les tortillas espagnoles !!! Ici, les tortillas vous servent de tartines, mais aussi de couteaux et de cuillères...
















... et les pières au Maximón...

Au Guatémala, un culte autochtone s'épanouit en marge du catholicisme. Originaire de la région de Santiago de Atitlán, à l'ouest du pays, il est dédié à Maximón.

Maximón (à prononcer "machimon") est la figure emblématique de la culture guatémaltèque maya. Dans un village, au fond d'une maison, nous avons pu voir une sorte de prêtre maya (un chaman) implorer le Maximón, noyé dans les fumées d'encens, de tabac et les vapeurs d'alcool, et trônant au milieu des offrandes, d'accorder sa protection à un couple agenouillé devant lui.

Le Maximon est representé par une sorte de mannequin enveloppé de foulards multicolores, vêtu d'un pantalon indien typique et coiffé de deux chapeaux superposés. Son visage est suggéré par un masque de bois sculpté. Au creux de ses lèvres, une cigarette se consume. Ce n'est pas tout à fait clair, mais les populations croiraient qu'il est en même temps Saint Simon, Judas Iscariote ou bien d'autres encore, tels que Mam (divinité des anciens Mayas), Pedro de Alvarado (conquistador), Saint Michel (capitaine des anges), ou Saint Pierre (premier apôtre).

Par respect nous n'avons pas pris de photographie de ce moment, celle que nous publions ici est celle de la scène representée dans un musée d'Antigua...

La Cuidad de Guatemala



La Ciudad de Guatemala, Guatemala City, ou simplement Guate pour les gens d'ici, est la capitale de l'état guatémalteque.

Ici, le palais législatif.








La ville s'étend sur un plateau, à 1500 m d'altitude, à 80 km de l'océan Pacifique. La moitié de la production industrielle du Guatemala s'y concentre. Fondée en 1776 après les tremblements de terre qui détruisirent les deux précédentes capitales, Antigua et Ciudad Vieja, la nouvelle capitale est elle-même ravagée en 1917-1918 par six semaines de séismes, et de nouveau endommagée en 1976.




La Cathédrale au centre de la capitale.

Guate n'a pas bonne réputation. Elle est d'ailleurs considerée comme l'une des villes les plus dangereuses du monde... Et ce n'est pas la lecture des journaux qui va nous rassurer !!!









Autour du centre plus ancien, s'etend la ville moderne et commerçante.

Ici, le palais de justice de Guatemala dans un style plutôt contemporain.

dimanche 15 juin 2008

Photo bonus pour Benoît S. et Julien R.




Nous aurions bien eu besoin d'un géologue qualifier pour nous expliquer le bazar un peu plus sérieusement !!!

Et les mecs... on s'en refait un ensemble bientôt ?!?!

Ça chauffe sur le volcan Pacaya...

Le Pacaya est un volcan actif qui culmine à 2 552 mètres et qui est situé dans la région de la ville d'Antigua. Sa première éruption date d'il y a environ 23 000 ans. Depuis l'arrivée des colons espagnols, il a fait éruption au moins vingt-trois fois. Après être resté endormi durant près d'un siècle, il entra violemment en éruption en 1961, depuis, son activité est relativement constante.




Ici, Coraline piétine la coulée de lave refroidie de 2006. Cette coulée de lave ressemble à une grosse langue noir qui s'avance dans les pâturages entre les arbres. Le contraste entre le noir et le vert est saisissant !!!











En haut de la photo le sommet du volcan qui crache de la fumée... Le monstre est bruyant et de loin nous pouvons entendre quelques explosions de gaz...

En bas du cliché, la fin d'une coulée de lave avec les formes caractéristiques que celle-ci prend en se refroidissant...














Plus haut, nous marchons sur un tapis de lave refroidie mais néanmoins assez chaud. L'environnenent y est désertique : tout est noir. De la vapeur et du gaz s'échappent du sol, ça sent le souffre...















Nous n'irons pas jusqu'au cratère... Pas besoin !!! Bien plus bas que celui-ci, le spectacle est déjà à couper le soufle !!! Une coulée de lave, bien rouge et bouillante, jaillit des entrailles de la bête pour s'écouler lentement mais sûrement le long de ses pentes...










Nous pouvons nous en approcher à un mètre ou deux... mais seulement pendant quelques secondes... la chaleur y est insupportable !!! Il n'est vraiment pas temps de trébucher...